Vues d’Afrique 2012 a pris fin hier

8e Festival Vues d’Afrique, Crédits : vuesdafrique.org

8e Festival Vues d’Afrique

Les films Tamantashar Yom (18 Jours) d’un collectif de cinéastes égyptiens et La Langue de Zahra de Fatima Sissani ont respectivement obtenu les prix de la meilleure fiction et du meilleur documentaire, dans la catégorie long-métrage.

Le service de presse de Vues d’Afrique nous a fait parvenir un communiqué contenant le palmarès de l’édition qui vient s’achever. Nous vous le proposons dans son intégralité.

Vues d’Afrique dévoile les grands gagnants de sa 28e édition

Montréal, le dimanche 6 mai 2012 – Le Festival international de cinéma Vues d’Afrique se termine aujourd’hui, après avoir présenté au public plus d’une centaine de films, événements et différentes activités durant ces 10 jours de festivités. Vues d’Afrique a eu l’occasion de récompenser 13 œuvres cinématographiques de grande qualité lors de la soirée de clôture qui se tenait hier soir au Cinéma Excentris à Montréal.

Les jurys des différentes catégories se sont entendus pour décerner des prix aux films suivants :


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Les révolutions au menu des films à Vues d’Afrique

Laicité Inch'Allah, Crédits : vuesdafrique.org

Laicité Inch'Allah

La 28ème édition du festival Vues d’Afrique s’est poursuivie hier samedi avec la projection de cinq autres films, dont trois films de fiction et deux documentaires. Les fictions ont pour titres Yasmine et la révolution, Faso Furie et 18 jours, tandis que les documentaires sont Ithemba, l’espoir et Laïcité Inch’Allah. Tous ces films sont projetés au cinéma l’Excentris sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal.

Dans le documentaire de 70 minutes intitulé Ithemba l’Espoir, les cinéastes Elinor Burkett et Errol Webber parlent du Zimbabwe à travers le portrait de huit jeunes, qui ont pu se frayer leur chemin dans la société grâce à la musique. Et cela à un moment où dans leur pays, «…on trouve de la nourriture de façon occasionnelle, où chaque semaine le Sida, la malnutrition font de nombreuses victimes et où les quartiers sont privés d’eau pendant des mois. »

Le second documentaire montré hier aux festivaliers est Laïcité Inch’Allah, un film sorti en 2010. Dans ce documentaire long-métrage de 75 minutes, la réalisatrice Nadia El Fani « filme une Tunisie qui semble ouverte au principe de liberté de conscience et à son rapport à l’islam.» La cinéaste tunisienne, Nadia El Fani, a réalisé en 1990 son premier long-métrage, Pour le plaisir et coproduit Mon cœur est témoin, un documentaire sur la Canadienne Louise Carré, une réalisatrice, scénariste, productrice et actrice née à Montréal en 1936. Louise Carré est connue pour ses films Ca peut pas être l’hiver, On n’a même pas eu d’été, Qui a tiré sur nos histoires d’amour et My Heart Is My Witness.

La première fiction qui a été projetée aux festivaliers samedi, est Yasmine et la révolution, un court-métrage de huit minutes. Karin Albou évoque l’histoire d’une jeune fille de dix-huit ans qui va rencontrer son petit copain qu’elle n’a pas vu pendant une quinzaine de jours. Durant leur rencontre, les choses ne se passent pas comme d’habitude. Au cours de leurs échanges, la jeune fille découvre avec la révolution tunisienne du 14 janvier, l’importance de l’engagement politique.


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Entretien avec Mme William St-Hilaire, présidente-directrice générale et directrice artistique de Metropolis bleu

«L’Afrique est un continent qui vit actuellement de grandes transformations sociales et technologiques.»

William St-Hilaire

William St-Hilaire

Vingt-quatre heures avant la fin de la 14ème édition du festival Metropolis bleu, qui s’est tenu à Montréal du 19 au 22 avril dernier, Mme William St-Hilaire nous a accordé un entretien exclusif dans lequel elle fait le bilan de l’édition 2012 et annonce les couleurs de l’édition 2013. A ce sujet, elle fait part de son intérêt pour l’Afrique, pour la littérature africaine et de la nécessité de lui accorder une place de choix dans la programmation de 2013.

Anoumou Amékudji : Mme William St-Hilaire, depuis votre accession a la tête de Metropolis bleu au printemps 2011, comment se porte la structure?

Mme William St-Hilaire : Elle se porte bien. Il y a évidemment moins de sponsors parce que ce sont des années difficiles pour les organisations culturelles ici au Québec, certainement en Europe aussi. Pour cela, nous avons donc ramené l’équipe à sa plus simple expression pour maintenir nos investissements dans la programmation. C’est sûr que l’équipe est très solide mais sur le plan administratif nous sommes une équipe 50% plus petite qu’à l’origine, à ma prise de fonction.

Anoumou Amékudji : Qu’est-ce qui différencie concrètement la 14ème édition du festival de la précédente?

Mme William St-Hilaire : Elle est différente et pareille parce que d’une année à l’autre, c’est important de maintenir une certaine tradition qui fait finalement la force de Metropolis bleu, c’est-à-dire la présence de plusieurs langues, des auteurs venant de plusieurs pays du monde. Alors cette année encore, ce qui est identique à l’an dernier, c’est d’avoir des intervenants dans au moins cinq langues : le français, l’anglais, l’espagnol, l’italien et l’arabe. Ce qui rend un peu la 14ème édition du festival plus unique, c’est que nous avons changé de lieu. Nous sommes ici à l’hôtel Opus qui est un petit bijou, un hôtel boutique dans un environnement beaucoup plus petit, beaucoup plus centralisé, feutré, de sorte qu’on croise plus facilement les auteurs au bar, au restaurant. Nous vivons vraiment dans un circuit fermé de littérature fort agréable. L’ambiance est très “lounge.” C’est ce qu’on cherchait. Cet aspect du festival est différent par rapport à l’an dernier. Ce qui est différent aussi, c’est que nous avons misé sur la littérature cubaine. L’année dernière, l’accent était mis sur la littérature indienne. Cette année, nous avons aussi mis l’accent sur le polar qui fait un retour en force dans la programmation. Nous avons eu aussi au programme de cette 14ème édition des espaces réservés aux couples littérature et gastronomie, littérature et arts visuels. Nous avons quand même éclaté la formule en maintenant des thématiques essentielles comme écrivains en péril.

Anoumou Amékudji : Qu’est-ce qui justifie le choix de la littérature cubaine dans la programmation de cette année?

Mme William St-Hilaire : Franchement, je ne pourrai pas vous répondre. Parfois c’est intuitif, parfois c’est aléatoire. Par moments, cela s’inscrit dans le cadre d’un anniversaire. Par exemple, la 13ème édition du festival a coïncidé avec la célébration de l’année internationale de l’Inde au Canada. Cette année, nous avons voulu faire un coup de chapeau à la littérature cubaine parce que notre directeur de la programmation est un grand passionné de cette littérature. Il y a eu aussi une belle réponse du côté des auteurs. Cela nous a encouragés. Et l’an prochain, nous nous intéresserons à la littérature africaine, parce que l’Afrique me fascine et c’est un continent qui vit actuellement de grandes transformations sociales et technologiques. Donc j’ai trouvé que c’est dans l’ère du temps de lui accorder une place de choix à Metropolis bleu.


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30˚ Couleur ouvre la 28ème édition de Vues d’Afrique

8e Festival Vues d’Afrique, Crédits : vuesdafrique.org

8e Festival Vues d’Afrique

La 28ème édition du festival international de cinéma Vues d’Afrique s’ouvre aujourd’hui à Montréal, à partir de 19h (heure locale) avec la projection au cinéma Impérial de la comédie 30˚ Couleur des cinéastes Lucien Jean-Baptiste et Philippe Larue.

Dans ce long-métrage de 92 minutes, il s’agit de l’histoire de Patrick, un élève brillant vivant aux Antilles et qui est envoyé par sa mère pour aller continuer ses études en métropole. Trois décennies plus tard, Patrick est totalement transformé. Eloigné des membres de sa famille et des traditions dans lesquelles il a grandi aux Antilles, Patrick s’est complément intégré dans la métropole oubliant ses racines. Ayant appris que sa mère est mourante, Patrick fait le voyage de la Martinique, accompagné de sa fille unique. Au cours de son séjour de trois jours sur sa terre natale, il rencontre Zamba, un de ses amis d’enfance. En compagnie de ce dernier, Patrick vit des moments d’émotions très forts qui ne sont pas loin d’un état de folie.

Les réalisateurs de 30˚ Couleur sont déjà connus pour d’autres films. C’est le cas de Lucien Jean-Baptiste qui vit à Paris et a réalisé en 2009 La Première étoile. En ce qui concerne Philippe Larue, il a réalisé le documentaire La Nuit partagée en 1995 et a participé dix ans plus tard à la réalisation de Joyeux Noël, un film de Christian Carion. La 28ème édition du festival Vues d’Afrique promet d’être assez vivante et remplie de nouveautés. Un tour au siège du festival le 19 avril 2012 nous a montré que les préparatifs étaient terminés, et que les organisateurs n’attendaient que le jour J et l’arrivée des festivaliers et autres invités pour démarrer les projections et les échanges.

Le festival se poursuivra jusqu’au dimanche 6 mai par une (re) projection des films La France qui se lève tôt et Koundi et le jeudi national, réalisés respectivement par Hugo Chesnard et la Camerounaise Ariane Astrid Atodi.

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Projection de Daratt à Dakar ce soir

Affiche - Daratt, saison sèche - Crédits : cinemovies.fr

Affiche - Daratt

Le ciné club de la Fondation Konrad Adenauer (FKA) reprend ses activités aujourd’hui, avec la projection à partir de 18h, de Daratt (la saison sèche), un long-métrage de Mahamat-Saleh Haroun. Dans ce film sorti en 2006, le réalisateur tchadien parle de la période post-guerre civile dans son pays.

L’histoire du film tourne principalement autour d’un vieillard qui a perdu son fils au cours de ces années de guerre. Atim dont le père a été tué pendant la guerre civile, reçoit de son grand-père un revolver pour aller tuer Nassara, parti vivre à Ndjaména pour fuir les représailles de ses victimes. Atim part à la recherche du bourreau de son père, sans avoir une idée précise de la personne. Néanmoins, grâce aux renseignements qu’il avait pu glaner, il a pu rapidement repérer Nassara, devenu propriétaire d’une petite boulangerie dans un des quartiers de la capitale tchadienne. Avant d’être recruté comme apprenti par Nassara, Atim avait suivi pendant plusieurs jours les va-et-vient du bourreau de son père. Nourrissant une grande haine pour Nassara, Atim avait du mal à manger le pain qu’il lui offrait ainsi qu’aux autres enfants du quartier.

L’une des premières scènes qui montre ce rejet de la personne de Nassara, est celle où Atim accepte le pain, le mâche, puis le recrache. Après être devenu l’employé de la boulangerie, Atim refuse la rémunération que lui propose Nassara pour ses heures de travail. C’est une manière pour le jeune de montrer à Nassara qu’il y a un problème, dont il veut à tout prix parler. A force de travailler ensemble, de vivre dans la même maison, les relations entre Atim et Nassara ressemblent à celles existant  entre personnes normales qui s’apprécient et se haïssent au même moment. A cause de ses attitudes un peu bizarres quelquefois, Nassara finit par soupçonner qu’Atim est venu à Ndjaména pour l’éliminer physiquement. Après avoir à plusieurs reprises demandé à Atim de l’emmener voir ses parents, le jeune accepte mais conduit finalement Nassara en plein désert chez son grand-père. Il fait semblant d’avoir tué le bourreau de son père en tirant en l’air. Le grand-père aveugle croit que l’assassin de son fils est effectivement mort. Il est apaisé. En somme, il est satisfait d’avoir vengé son fils.


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