Le cinéma africain en course pour la palme d’or

Affiche Cannes 2010, Crédits : festival-cannes.com

Affiche Cannes 2010

La soixante-troisième édition du festival de Cannes a démarré hier soir en France, par la projection du film « Robin des bois », réalisé par le cinéaste britannique Ridley Scott. L’édition 2010 du festival de Cannes dont le jury est présidé par le réalisateur, scénariste et producteur américain Tim Burton, verra la participation de deux cinéastes africains ou d’origine africaine, Mahamat-Saleh Haroun, et Rachid Bouchareb. Ils présenteront respectivement leurs films « Un homme qui crie », et « Hors-la-loi », qui abordent des moments douloureux de l’histoire politique de leurs pays d’origine, le Tchad et l’Algérie. S’il est vrai que l’Afrique du Nord était toujours en compétition à Cannes ces dernières années, depuis 1987 année au cours de laquelle le prix du jury a été décerné au cinéaste malien Souleymane Cissé pour «Yelen», l’Afrique subsaharienne y est absente. Comment expliquer cette absence ?

Est-ce un manque de talents comme le pensent certains, se demande Denise Epoté, dans son émission « Et si vous me disiez toute la vérité » du 09 mai dernier. Son invité du jour, Mahamat-Saleh Haroun répond, «Non je ne le pense pas. Parce qu’on l’a prouvé avec les Cissé, les Ouedraogo, Sissako. Non il y a des talents. Je pense que le problème c’est quand même le financement de ces cinématographies. Dès lors que certains guichets qui ont l’habitude de financer nos cinémas éternuent, en fait le cinéma africain a le rhume !… »

Hors-la-loi, Crédits: allocine.frUn Homme qui crie, Crédits: allocine.fr

N’ayant pas regardé pour le moment «Un homme qui crie», et « Hors-la-loi », les deux films d’Afrique en compétition pour la palme d’or 2010, il est difficile de se prononcer sur leur qualité, et par conséquent s’exprimer sur les chances qu’ils ont de gagner la palme d’or. Néanmoins, la qualité des précédentes productions de Mahamat-Saleh Haroun et Rachid Bouchareb à savoir, « Bye Bye Africa », « Abouna », « Indigènes », « London River », permettent d’espérer que la palme d’or pourrait revenir à l’Afrique, comme en 1975 avec «La chronique des années de braise » de l’Algérien Mohammed Lakhdar-Hamina.

A défaut de la palme d’or, les deux réalisateurs africains, devraient rentrer de Cannes avec dans leurs valises d’autres prix comme le grand prix, le prix exceptionnel du festival de Cannes ou le prix de la mise en scène par exemple. Ce sera un nouveau départ pour le cinéma africain qui rencontre certaines difficultés pour s’insérer et s’imposer sur la scène cinématographique mondiale.

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