Un film sur les Africains de la guerre d’Indochine

Mariama Sylla, Crédits : creativeafricanetwork.com

Mariama Sylla

Suivant la trace des cinéastes comme Sembène Ousmane (Le Camp de Thiaroye), Rachid Bouchareb (Indigènes), la documentariste sénégalaise, Mariama Sylla Faye, revisite l’histoire politique africaine à travers son nouveau film « Tirailleur Marc Guèye : ma plume, mon combat ». Le documentaire qui sort en avant-première ce 29 juillet à Dakar, présente le parcours d’un ancien combattant sénégalais, ayant participé à la guerre d’Indochine entre 1953 et 1955. Le film de Mariama Sylla Faye, s’inspire du livre Un tirailleur sénégalais dans la guerre d’Indochine 1953-1955, publié en 2009 aux Presses universitaires de Dakar, et dont l’auteur est le septuagénaire et ancien combattant, Marc Guèye. Mariama Sylla Faye affirme, « l’idée de ce film m’est venue quand j’ai lu dans un article du quotidien sénégalais Le Soleil toutes les difficultés que Marc Guèye a eues pour éditer son livre. J’ai été très touchée par ce parcours atypique jalonné de douleurs mais aussi d’espoirs. C’est à ce moment que je me suis dit que ce vieux monsieur méritait un documentaire portrait, et en plus c’est un personnage impressionnant.»

ma plume mon combat avant 1ere 29 juillet 2010

« ma plume mon combat » avant 1ere 29 juillet 2010 à 17h à Blaise Senghor

Dans le processus de réalisation du documentaire, outre l’ancien combattant Marc Guèye et son épouse, Mariama Sylla Faye a interviewé des personnalités comme Mariétou Diongue Diop, la première directrice de la bibliothèque universitaire de Dakar et le directeur de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre. Le documentaire sur la participation des soldats africains à la guerre d’Indochine, fait partie d’un projet plus vaste de Mariama Sylla Faye, qui est de réaliser son premier long-métrage sur les tirailleurs sénégalais. Une façon de rendre hommage à son grand-père qui a participé à la deuxième guerre mondiale. Un détail important de la vie de son grand-père, qu’elle ignorait jusqu’à sa disparition en 1998. «Mon grand-père avait fait la guerre mondiale et nous n’avons découvert cela en famille qu’en 1998 lors de son décès en rangeant ses malles », nous a-t-elle confié. Le nouveau film de la cinéaste sénégalaise, a été entièrement tourné au Sénégal. Il vient s’ajouter aux films déjà réalisés comme «Hors série», «Derrière le silence» et «Dakar Deuk Raw».

Liens

Annonnces, Commentaires




Si vous avez apprécié cet article, pensez à laissez un commentaire ou abonnez vous au flux et recevez les prochains articles dans votre lecteur RSS.

Laissez un Commentaire

(obligatoire)

(obligatoire)