Fespaco 2011 : «Parce que j’ai faim»

Dans le cadre du Fespaco 2011, le lundi 28 février, les cinéphiles étaient nombreux au cinéma Burkina, à Ouagadougou, pour regarder Parce que j’ai faim, de Pierre Claver Yaméogo. Le film se propose de dénoncer le non-respect des droits des enfants. Pour y arriver, le cinéaste burkinabé a choisi d’utiliser le langage qui sied aux enfants, à savoir les dessins animés.

Parce que j’ai faim parle de l’exploitation abusive des enfants. C’est un film qui met l’accent sur le travail forcé des enfants et les autres formes de maltraitance. La force du court-métrage de Yaméogo, est due en grande partie à l’implication du réalisateur. De manière plus détaillée, Parce que j’ai faim, film en compétition officielle des films de fiction dans la catégorie court métrage, met en scène le récit d’un enfant maltraité, un récit que fait l’enfant lui-même en voix off, pour dénoncer les souffrances qu’il a endurées. Les souffrances qui vont du travail forcé à la privation de nourriture, jusqu’au châtiment suprême, qui est celui d’avoir vu son bras amputé à cause d’un vol qu’il a commis pour se nourrir.

Avec Parce que j’ai faim, de l’univers factice des dessins animés, on est en plein dans la vie de milliers d’enfants africains et bien d’autres dans le monde entier qui subissent l’injustice des adultes. C’est donc un plaidoyer pour le respect des droits des enfants : ceux liés respectivement à une bonne éducation, à un meilleur encadrement, au droit à la vie et au plein épanouissement de l’enfance. Et pour finir, le cinéaste burkinabè dédie le film à sa petite « Elsa ». Une enfant comme d’autres !

Anne-Eli Ngo Minka et Anoumou AMEKUDJI

Brèves & Divers, fespaco 2011




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