Hivernage, roman réaliste et touchant

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L’écrivain et documentariste franco-sénégalais, Laurence Gavron, a publié cette année son deuxième roman Hivernage, paru aux éditions du Masque, un département des éditions Jean-Claude Lattès, en France. A l’image de son premier ouvrage Boy Dakar, Hivernage est également un roman policier.
Avec un titre comme Hivernage, on s’attendrait à ce que la franco-sénégalaise nous parle de cette saison durant laquelle les Sénégalais font face à des inondations. Certes, Laurence Gavron en parle, mais elle n’en fait pas du tout l’essentiel de son deuxième roman. Elle préfère plutôt nous raconter sous la forme d’un roman policier l’histoire très émouvante de Mariama, femme d’immigré, pendant l’Hivernage, une période qui couvre particulièrement l’été fait de pluies presque permanentes au Sénégal, avec son cortège de tristesse, de désarrois, de moustiques, et de bien d’autres événements heureux et malheureux.
CinéAfrique.Org (re)vue de presse Audio : du 18 décembre 2009
L’actualité culturelle lue et commentée pour vous : Cinéma tunisien : Les fondements d’une relance vitale | Hommages et projection de film à l’ouverture de l’édition 2009 du Festival du Film de Quartier | Le directeur de Papyrus Afrique invite l’Etat à ‘’mettre de l’ordre’’ dans le secteur de l’édition | Mozambique: Premiere of Film on Gorongosa Natonal Park | Invictus draws praise.
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Podcast audio - Revue du web n° 12 de Cineafrique.Org du 18/12/2009Cliquez sur le petit « play » pour écouter
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La (re)vue du web de CinéAfrique.Org #12 : L’actualité culturelle africaine lue et commentée
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Dans sa chronique du 11 décembre, le journaliste Hédi Khelil du quotidien tunisien La Presse a choisi de réfléchir sur l’état du cinéma tunisien. Son constat est amer : “le cinéma tunisien est un cinéma ‘assisté’, tenu d’une manière permanente ‘sous perfusion’. Si l’Etat tunisien arrêtait de soutenir les films, les cinéastes seraient réduits au chômage.” Il se pose les questions suivantes : “jusqu’à quand va durer une telle situation? Qu’est-ce qui manque à l’industrie cinématographique tunisienne, à supposer qu’elle existe, pour qu’elle produise elle-même une idée généreuse de son avenir?” Sans attendre qu’on réponde aux questions à sa place, notre confrère Hédi Khelil a quelques approches de solutions à proposer. Il écrit que “si le cinéma tunisien veut remonter la pente, il n’a d’autres cartes maîtresses en main que de miser, ça et là, sur de fortes individualités artistiques, sur des tempéraments volontaires qui n’ont pas peur, à force de creuser dans la différence et de tordre le cou aux consensus, de sortir des rangs.” Toujours dans les colonnes de La Presse, mais dans sa publication du 17 décembre, H.H. Hamzaoui parle de l’initiative “10 courts, une cause” du producteur Ibrahim Letaïef, dont le but est de permettre à dix jeunes réalisateurs tunisiens, de faire des films pour défendre le don d’organes. Le premier prix dénommé Coeur de diamant est allé au court-métrage “Grand Coeur, petit coeur, coup de coeur” de Majdi Lakhdhar. Belle initiative que de faire par moments du cinéma pour défendre des causes aussi nobles que celle de donner son organe après sa mort, pour sauver d’autres personnes qui en ont besoin pour vivre. Une perception du cinéma qui est quelque peu différente de celle du jeune réalisateur camerounais, Hervé Mukoko. Dans une interview accordée au journaliste Sitou Ayité, du bulletin cinématographique Caméra (du 15 déc. au 15 janv. 2010), il dit en substance ceci, “Moi, je suis un friand de l’esthétique, je veux donner un autre visage au cinéma africain à travers des films spectaculaires, émouvants, dynamiques, intenses et rythmés. Je suis là pour faire du commercial, pour vendre mes œuvres à travers le monde, pour marcher sur le tapis rouge du festival de Cannes.”
La culture “Beur” et le cinéma de Banlieue

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En lisant le livre Francophone voices of the ‘new’ Morocco in film and print : (re)presenting a society in transition, de Valérie Orlando, j’ai été invité à lire d’autres articles publiés par l’auteur sur la même thématique. Cet exercice m’a permis de mieux comprendre ce dont il est question dans son tout dernier livre paru cette année. Au nombre de ces articles, il y a ‘Home Is Where I Eat My Bread’ : Beur, Hip-Hop Culture, and Banlieue Cinema. Cet article publié dans la revue Celaan de l’été/automne 2002 reste encore d’actualité. On aurait pensé que l’universitaire américaine Valérie Orlando, avait pressenti le débat sur l’identité qui a cours actuellement en France, avec l’arrivée de Eric Besson au poste de ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire. Comme quoi, ceux qui nous gouvernent doivent prendre au sérieux les intellectuels qui réfléchissent sur l’évolution de nos sociétés. Comme quoi, les hommes et femmes de lettres, les critiques, les sociologues, ethnologues, ont bel et bien leur place dans nos sociétés, car en analysant bien, ils peuvent prévoir le devenir de nos nations.
Le Surréalisme, l’Afrique, et sa diaspora

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Ce titre peut être celui d’une thèse de doctorat en études françaises ou africaines. Mais ce n’est pas tout à fait le cas. Il s’agit plutôt du thème abordé dans le livre, Black, Brown, & Beige : Surrealist Writings from Africa and The Diaspora, publié cet automne à University of Texas Press par Franklin Rosemont et Robin D.G. Kelley. Le fait que le livre évoque le courant littéraire du surréalisme en relation avec l’Afrique et sa diaspora pourrait intéresser les écrivains, cinéastes et universitaires africains.
L’ouvrage est divisé en 9 chapitres dont The first Black Surrealists, Tropiques : Surrealism in the Caribbean, South America, Africa, Surrealism, Black Power, Black Arts. Pour illustrer le lien entre l’Afrique, sa diaspora, et le surréalisme, les auteurs de l’ouvrage ont fait appel à des œuvres du Congolais Tchicaya U Tam’si et du Martiniquais Aimé Césaire. Des universitaires et doctorants évoluant dans les institutions d’enseignement supérieur aux Etats-Unis, ont participé grâce à leurs traductions à la rédaction de Black, Brown, & Beige : Surrealist Writings from Africa and The Diaspora. Parmi eux, on peut citer Danielle Jouët-Pastre de l’Université d’Albany à New York, et Neil Pischner de Rutgers University dans le New Jersey.
A noter que le livre coordonné par Franklin Rosemont and Robin D.G. Kelley, est dédié à Aimé Césaire et Ted Joans, poète, artiste, et trompettiste américain disparu en 2003.
Liens :
- Présentation du livre, table des matières, exrtait de l’introduction sur le site de l’éditeur (En Anglais)
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